Un agent, pas un autocomplete
Claude Code n'est pas un simple assistant de complétion : c'est un agent qui lit, modifie et exécute du code dans un terminal, avec accès direct au système de fichiers et au shell. La différence pratique : au lieu de coller un extrait dans un chat, on lui donne une tâche ("corrige ce bug", "ajoute des tests"), et l'agent explore le dépôt, propose un diff, lance les tests, puis itère seul jusqu'à obtenir un résultat cohérent. Comprendre cette boucle lire → agir → vérifier est la clé pour bien le piloter : plus la tâche est vérifiable (tests, linter, build), plus l'agent converge vite sans supervision constante.
Cadrer le comportement avec CLAUDE.md et les permissions
Un fichier CLAUDE.md à la racine du projet sert de mémoire persistante : conventions de code, commandes de build, pièges connus. C'est là qu'il faut documenter ce qui n'est pas déductible du code lui-même — pas la structure des dossiers, mais par exemple "les migrations doivent toujours être réversibles". Les permissions, définies dans settings.json, contrôlent quels outils s'exécutent sans confirmation (lecture de fichiers, certaines commandes git) et lesquels demandent une validation explicite (push, suppression).
Automatiser une vérification avec un hook
Les hooks permettent de déclencher une commande shell à un moment précis du cycle de vie de l'agent, par exemple reformater un fichier juste après chaque édition :
{
"hooks": {
"PostToolUse": [
{
"matcher": "Edit|Write",
"hooks": [
{ "type": "command", "command": "npx prettier --write \"$CLAUDE_FILE_PATH\"" }
]
}
]
}
}
Ce mécanisme sort du domaine du prompt : c'est le harness qui exécute la commande, de façon déterministe, à chaque édition — utile pour imposer un formatage ou lancer un linter sans dépendre de la mémoire du modèle.
Isoler le contexte avec des sous-agents
Pour une recherche large dans le code (localiser tous les appels à une API, comprendre une architecture), déléguer à un sous-agent évite de polluer le contexte principal avec des dizaines de résultats intermédiaires. Le sous-agent explore, résume, et ne renvoie qu'une synthèse. C'est particulièrement rentable sur de gros dépôts où une exploration exhaustive prendrait des milliers de tokens inutiles à l'agent principal.
Connecter des systèmes externes via MCP
Le Model Context Protocol (MCP) permet de brancher des outils externes — Gmail, Google Drive, un ticketing interne — comme s'ils étaient des outils natifs de l'agent. Une fois un serveur MCP configuré, Claude Code peut par exemple lire un ticket Linear, l'utiliser comme spécification, puis ouvrir une pull request correspondante, sans copier-coller manuel entre outils.